Assister à tous les cours est-il nécessaire en PACES ?

Les cours magistraux

Comme je vous l’ai indiqué précédemment, la PACES est une course de vitesse. Gagner du temps permet de réviser plus et potentiellement d’obtenir un meilleur classement au concours.

N’habitant pas une ville universitaire, nous avons loué un appartement. Sachant que les durées de déplacement peuvent être longues, nous l’avons choisi à moins de dix minutes à pieds de son campus.

Ma fille n’avait donc pas à utiliser les transports en commun souvent bondés et générateurs de stress inutile. Elle a ainsi gagné du temps pour se rendre aux différents cours lors du premier semestre.

Un grand nombre de ses amis ont loué un appartement plus loin nécessitant de prendre le tramway. Ils devaient fréquemment attendre plusieurs rames et ils gaspillaient parfois près d’une heure. Cela peut paraître un problème secondaire, mais une heure supplémentaire chaque jour peut faire gagner des places au concours.

Ma fille est allée en cours tout le premier semestre. Ils avaient lieu dans un grand amphithéâtre et étaient retransmis dans d’autres salles de l’université. Elle était à l’endroit où se trouvait le professeur, et paradoxalement, ce ne fut pas un avantage. Aucune interaction avec lui n’était possible et c’est dans cet amphithéâtre que les carrés (les redoublants) venaient pour perturber les primants.

Finalement, c’est plus efficace sur internet

La présence au cours n’étant pas obligatoire, Louise a décidé au début du deuxième semestre de ne plus y assister en présentiel, mais plutôt de les suivre en direct sur internet. Ceci a eu plusieurs avantages.

Elle a bien sûr gagné le temps qu’elle prenait à se préparer et à se rendre sur le campus. Mais surtout, elle a pu se concentrer davantage sur les explications de l’enseignant, sans aucune perturbation extérieure.

Cela a malheureusement augmenté son isolement social, mais les cours en PACES ne sont cependant pas propices à faire des rencontres, car tous les étudiants se regardent en chiens de faïence à cause de la pression du concours.

Cette décision lui a permis également de raccourcir sa semaine. Au lieu de rentrer le vendredi et de repartir le dimanche, elle a pu revenir chez nous dès le jeudi après sa dernière colle et n’y retourner que le mardi matin. Elle pouvait travailler avec autant d’intensité tout en profitant de l’ambiance familiale.

Les travaux dirigés et les colles du deuxième semestre ne débutant qu’à partir de février, elle est même restée chez nous tout le mois de janvier. Cette période a été bénéfique et ses résultats ont été nettement meilleurs que précédemment.

Les travaux dirigés

Les travaux dirigés proposés sont en nombre assez limité : environ deux par semaine toutes UEs confondue.

Ces TDs regroupent une cinquantaine d’étudiants et ont pour objectif d’approfondir certains concepts.

Leur intérêt est qu’ils permettent de poser des questions au professeur, ce qui est impossible en cours magistral.

L’inconvénient est que le rythme est donné par ceux qui sont le moins en avance, ce qui peut faire perdre du temps aux meilleurs.

Au démarrage, Louise y assistait régulièrement, mais au fur et à mesure de l’année, elle a sélectionné ceux auxquels elle a participé.

Les travaux dirigés des UEs dites « par cœur » ne présentent que peu d’intérêt, car le niveau de réflexion nécessaire pour ces matières est plutôt limité.

Pour les UEs techniques, ils permettent effectivement de comprendre certaines notions qui sont restées floues à la suite du cours magistral.

Mais le problème est toujours le même. Si un étudiant a besoin de deux heures pour assimiler un ou deux concepts scientifiques, c’est un signal d’alerte sur ses chances de réussir le concours.

La PACES est une formation qui n’autorise pas de prendre son temps. S’efforcer à comprendre une question complexe est un luxe qu’un étudiant ne peut pas se permettre. Il est donc préférable qu’il délègue cette tâche à une autre personne.

C’est pour cette raison que j’ai aidé Louise à analyser les différents points qui lui posaient des difficultés. Mais effectuer ce travail dès la terminale aurait été encore plus judicieux.

L’avantage caché des travaux dirigés

Cependant, assister aux travaux dirigés a un intérêt plus important.

Depuis que la plupart des cours magistraux sont enregistrés et disponibles en ligne, de moins en moins d’étudiants assistent aux cours en présentiel.

Cette augmentation de l’absentéisme se constate également dans les travaux dirigés, car certains préfèrent se rendre à ceux proposés par leur prépa.

Ces absences peuvent être pénalisantes, car les enseignants, qui sont pour la plupart des personnes attachées au service public, ont trouvé une parade.

Les exercices travaillés dans les travaux dirigés sont souvent présents dans l’épreuve finale dont ils ont la responsabilité.

Un étudiant n’y assistant pas prend le risque de ne pas savoir résoudre certaines questions difficiles qui peuvent faire la différence le jour du concours. Et il ne pourra pas compter sur ses autres concurrents pour l’informer des QCMs travaillés pendant les TDs.

Louise s’est donc forcée toute l’année à suivre ceux qui concernaient les matières techniques.

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