Comment aborder les colles en PACES

Pendant l’année de PACES, peu d’événements viennent casser la routine des mois d’apprentissage.

Aucun contrôle continu ou devoir surveillé ne sont proposés comme au lycée, et les seuls points de repère sont les colles régulières mises en place.

Deux à trois fois par semaine, l’étudiant a la possibilité de s’évaluer sur une matière. Ces colles comportent un nombre de QCMs et ont une durée identique à celle du concours, et les grilles de réponse officielles sont utilisées.

La grande majorité des étudiants sont inscrits au tutorat, et environ deux tiers de la promotion participent régulièrement à ces tests.

Pourquoi sont-elles si importantes

Avoir comme point de mire ces entrainements est primordial pour entretenir sa motivation. Ils devront être préparés comme le concours final, avec une révision importante de la matière la veille ou les heures qui précèdent, et une analyse de la correction.

Le classement obtenu à ces colles est relativement significatif de ce qu’il pourra être le jour du concours. Cependant, un très bon résultat ne doit pas être pris pour argent comptant.

D’une part, tous les étudiants ne les travaillent pas intensivement, alors que le jour de l’épreuve finale ils seront dans leur grande majorité beaucoup mieux préparés.

Et d’autre part, tout le monde n’y participe pas. En effet, certains, dont beaucoup de redoublants, ne jugent plus utile de passer une colle de plus. D’autres préfèrent assister à celle organisée par leur prépa qui est programmée au même moment.

A contrario, si un étudiant obtient un résultat peu satisfaisant alors qu’il n’a pas eu le temps de réviser sérieusement l’ensemble de la matière, cela ne doit pas le décourager outre mesure.

Pour avoir une idée de son classement au concours, il est nécessaire de multiplier par deux celui de la colle et de le comparer ensuite au numérus clausus. Ceci permet d’estimer ses chances de réussite.

Comment sont calculées les notes

La note obtenue ne permet pas de connaître le nombre de bonnes réponses de l’étudiant.

En effet, une fois tous les résultats calculés par le correcteur automatique, un processus statistique (le gaussage) les modifie pour avoir une fourchette de notes allant de 2 à 18 sur 20.

La note brute de chacun est donc soit diminuée, soit augmentée. Et ce processus sera identique le jour du concours.

En général, un résultat de 15 correspondra à une note finale de 13 et à un classement aux alentours du numérus clausus. Pour pouvoir évaluer son degré de préparation dans la matière, l’étudiant doit donc utiliser la correction de la colle fournie par le tutorat juste après l’épreuve.

Un débriefing nécessaire après chaque colle

Jusqu’à deux fois le numérus clausus, un étudiant a toutes ses chances de réussir le concours. Sur une promotion de 1000 avec 250 places proposées, les 500 meilleurs auront des résultats très proches et ils répondront correctement à environ trois quarts des QCMs.

Une note brute de 15 est en conséquence insuffisante pour être sûr d’obtenir sa PACES. Ce sont les 25 % de questions qui ont posé des difficultés à la majorité des concurrents qui feront la différence.

L’étudiant doit donc comprendre pourquoi il ne les a pas réussis : est-ce parce que le cours n’a pas été appris ou assimilé ? Est-ce que la formulation comportait un piège ou une nuance qu’il n’a pas discernée ?

Ce travail régulier sur les questions auxquelles il n’a pas su répondre va lui permettre petit à petit de récupérer des dixièmes de points qui seront susceptibles de faire la différence le jour du concours.

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