Deux ans sont-ils obligatoires pour réussir la PACES ?

Lorsqu’un étudiant discute avec un médecin, un dentiste ou un kinésithérapeute et lui dit qu’il vient d’obtenir la PACES, la première chose que ce professionnel va lui demander sera : « Vous l’avez réussie en un an ou en deux ans ? »

S’il répond un an, l’étonnement se lira sur le visage de son interlocuteur, car dans l’esprit collectif de ces professionnels de santé, ce concours est généralement réussi la deuxième année.

Effectivement, seul un étudiant sur dix l’obtient du premier coup.

Une promotion compte deux tiers de primants et un tiers de redoublants. Mais deux tiers des carrés et un tiers des premières années sont classés dans le numérus clausus. Redoubler est donc souvent nécessaire sauf pour certains qui ont le plus souvent un baccalauréat avec mention bien ou très bien.

Pourquoi le redoublement va-t-il être interdit

Un redoublant a en moyenne deux points de plus que l’année précédente. Les carrés ayant échoué de peu en première année réussissent donc en grande majorité le concours. Et ce schéma se reproduit chaque année.

C’est pour cette raison que le gouvernement réfléchit à une réforme qui interdira le redoublement en PACES. Une telle réforme permettrait d’économiser à l’éducation nationale le coût d’une année d’étude universitaire dans un cursus qui compte près de soixante mille postulants chaque année.

Au bout du compte, ce seront les mêmes qui obtiendront le concours. Un primant qui échoue de peu l’aurait eu si sa promotion ne comptait pas autant de redoublants, et le réussira très certainement lors de sa deuxième année.

Si cette réforme est mise en place, chaque étudiant n’aura plus qu’une chance et la nécessité de se préparer en amont, dès le lycée, sera donc encore plus indispensable.

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