Faut-il inscrire son enfant en prépa privée PACES ?

Le dilemme d’un parent

Lorsqu’ils apprennent que leur enfant veut faire la PACES, beaucoup de parents se demandent s’ils doivent leur financer une prépa privée.

Je me suis interrogé également. Est-ce que dépenser 4000 euros pourrait assurer à ma fille le concours, ou tout du moins augmenter significativement ses chances de succès ?

La prépa privée, un gage de réussite ?

Aucune statistique fiable n’existe prouvant un meilleur taux de réussite des étudiants inscrits dans ces organismes.

Et pourtant, l’association nationale des étudiants en médecine semble indiquer qu’une grande majorité d’entre eux (75 %) suivent ces préparations. Ces entreprises sont arrivées à nous faire croire que sans eux, aucun succès n’est possible.

Elles font partie des sociétés les plus rentables. Elles n’hésitent donc pas à exposer avantageusement la réussite de leurs étudiants pour se démarquer de leurs concurrents.

Cependant, leurs résultats sont présentés de manière à en faire une fausse interprétation flatteuse (on peut faire tout dire aux statistiques). Certaines omettent même de préciser qu’elles sélectionnent les lycéens, ce qui augmente artificiellement leurs taux de réussite.

Nous ne devons donc pas prendre pour argent comptant cette idée présentée commodément par ces entreprises commerciales qui nous incitent à nous reposer sur leur savoir-faire.

Pour avoir la conscience tranquille, la solution la plus simple est d’inscrire son enfant. Mais comme on peut le constater, seulement un tiers des étudiants obtiennent le concours alors que près des trois quarts sont engagés dans ces préparations couteuses.

Des avis divergents

Autour de moi j’ai entendu différents points de vue.

Une personne m’a affirmé tout d’abord que la prépa privée était obligatoire pour réussir lorsque son premier enfant a obtenu médecine à la première tentative. Mais cette même personne m’a dit que ce n’était pas forcément aussi évident quand le deuxième a échoué au bout de deux années.

Un autre parent m’a expliqué que son fils avait beaucoup mieux travaillé le deuxième semestre sans prépa que le premier avec.

Ces avis divergents m’ont incité à penser qu’un étudiant qui doit réussir obtiendra le concours qu’il soit inscrit ou non à une prépa.

J’ai donc approfondi un peu la question avant de prendre une décision. C’est ce cheminement que je détaille dans les pages qui suivent.

Le tutorat est indispensable

Pour aider à affronter cette année très difficile, les universités doivent proposer un tutorat à leurs étudiants. Ce service a pour vocation de leur apprendre à mieux appréhender chaque matière et d’acquérir des méthodes de travail.

Ces tutorats sont gérés par des anciens de la PACES et remplissent les mêmes fonctions qu’une prépa privée (cours, QCM, méthodologie, concours blancs) pour un coût de quelques dizaines d’euros par an.

L’inscription au tutorat est indispensable pour réussir. Les enseignants de la PACES rédigent partiellement les colles, et ils y ajoutent des exercices semblables à ceux du concours.

Un demi-point de différence peut faire gagner (ou perdre) près de 50 places et un étudiant confronté à certains types de QCMs au préalable peut augmenter sa moyenne de quelques dixièmes.

La question à se poser est donc la suivante :

Les chances de réussir au concours seront-elles plus importantes si j’inscris mon enfant à une prépa privée, en plus du tutorat ?

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