Les UEs techniques, la clef de la réussite en PACES

Ces UEs, qui concernent des matières comme la chimie, la physique et les mathématiques, ont une grande importance si l’on souhaite obtenir le concours. Leur présence explique d’ailleurs pourquoi ce sont principalement des lycéens ayant un baccalauréat S qui réussissent la PACES.

Si leurs coefficients pris séparément sont en général inférieurs à ceux d’UEs telles que l’UE2 ou l’UE5, ils représentent près d’un tiers de la note finale.

En quoi sont-elles différentes des autres UEs ?

Les questions sont de difficulté équivalente aux exercices proposés au baccalauréat S.

Elles nécessitent une capacité de réflexion et d’abstraction très nettement supérieure aux autres UEs. Apprendre ces matières par cœur, sans en maîtriser les fondements, ne permet pas d’obtenir un bon résultat au concours.

Elles posent souvent un problème aux étudiants, car les cours magistraux sont relativement succincts, se limitant généralement à une énumération de concepts scientifiques et de formules. Des travaux dirigés sont donc nécessaires pour les approfondir.

Il ne faut pas se contenter du cours de la PACES

Pour réussir ces épreuves techniques, un étudiant ne doit pas se limiter au cours de l’université, ni même aux supports proposés par la prépa. Ils sont en général trop synthétiques et ne permettent pas de comprendre la logique des notions exposées.

Pour cette raison, j’ai conseillé à ma fille de lire des cours de licence scientifique, qui traitent de ces mêmes matières, mais d’une façon plus détaillée.

Cependant, pour effectuer ce travail dépassant légèrement le programme de la PACES, une personne maîtrisant ces disciplines doit aider l’étudiant afin qu’il ne soit pas livré à lui-même.

Comment travailler ces UEs techniques ?

Chaque matière ne contient au maximum qu’une dizaine de concepts scientifiques à assimiler. Cependant, les formulations des questions autour d’un même sujet sont très nombreuses, et comportent très souvent des pièges.

Certains QCMs annoncent le résultat et il faut en retrouver les données initiales. D’autres vont proposer des réponses multiples très proches pouvant faire hésiter l’étudiant. Leur résolution nécessite généralement d’effectuer un calcul mental avec des formules assez complexes pouvant induire une erreur. La difficulté pour l’étudiant sera que tous ces obstacles devront être déjoués en moins d’une minute trente par question le jour du concours.

Une seule solution : s’entrainer régulièrement

Une fois les concepts bien compris, faire beaucoup de QCMs à partir d’annales est donc nécessaire. Cela permet d’obtenir des automatismes pour déchiffrer les diverses formulations proposées, et de s’entrainer aux calculs mentaux à effectuer.

Ce sont ces matières qui vont faire la différence le jour du concours, car beaucoup, bien que travaillant énormément, n’arriveront qu’à comprendre partiellement les concepts scientifiques, parfois même sans s’en rendre compte.

Un étudiant qui réussit très rapidement à maîtriser ces UEs va gagner un temps considérable pour pouvoir réviser les autres UEs dites par cœur.

Et comme indiqué précédemment, commencer ces matières dès la terminale permet de bien les comprendre, avec le recul nécessaire, ce qui est difficile pendant l’année de PACES qui ne dure que quelques mois.

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