Mesures transitoires pour les inscrits en PACES en 2019

Bonnes nouvelles ! Il y aura des mesures transitoires pour les inscrits en PACES en 2019, suite à la réforme. Mais on ne sait pas encore lesquelles …


La fin du redoublement en PACES

Actuellement, au-dessous d’un certain classement, il est déjà impossible de redoubler la Paces dans les universités françaises.

Un nouveau mécanisme est en train de se mettre en place dans beaucoup d’établissements.

Un premier concours similaire à l’actuel ouvrira environ 75% des places du numérus clausus.

Pour ceux ne réussissant pas ce premier examen, mais dont les résultats ne sont pas trop éloignés, un deuxième concours qui aura la forme d’un oral de rattrapage,  leur ouvrira 20% des places restantes.
Cet oral permettra d’évaluer leurs connaissances, leur projet professionnel, et leur motivation.

Cependant, les étudiants ne réussissant aucun de ces deux concours ne seront plus autorisés à redoubler. Ceux qui auront été collés à l’oral auront la possibilité d’intégrer une filière AlterPaces en 2èmeannée de Licence, et de retenter leur chance en cursus médical à l’issue de l’obtention de leur Licence. 5% des places seront proposés via cette passerelle.

La réforme de la PACES va-t-elle vraiment changer les choses

La réforme de la PACES a été annoncée alors que je terminais la rédaction de ce livre.

En entendant que le gouvernement prévoyait de supprimer le numérus clausus et souhaitait réformer le mode de sélection des étudiants dans la filière santé, ma première réaction a été un soulagement pour les milliers de lycéens à venir qui souhaiteraient s’orienter vers ces métiers.

Mais en y réfléchissant un peu plus, j’ai réalisé que cette annonce était essentiellement politique.

La PACES est impopulaire auprès d’un grand nombre d’étudiants et de parents, qui regrettent que l’accès à ces métiers prestigieux et rémunérateurs soit aussi difficile. Le numérus clausus n’a pas la cote car il est le bouc émissaire des pénuries de médecins que l’on rencontre de plus en plus, en particulier dans les campagnes. Cette décision, qui était une promesse de campagne de notre président, serait donc forcément populaire auprès des français.

L’application de cette décision est prévue pour 2020. Deux promotions au minimum vont donc continuer à subir le mode de sélection actuel.

Mais la mise en place de cette réforme va avoir de grandes incidences sur l’organisation des universités, et il y a un risque qu’elle soit décalée de quelques années, comme l’a été le prélèvement à la source.

Actuellement, les étudiants de chaque filière de santé commencent à se spécialiser dès la deuxième année, après avoir réussi le concours de la PACES.

Un étudiant en médecine commence immédiatement à étudier la théorie de son futur métier de médecin, un étudiant en odontologie débute son apprentissage pratique dès cette deuxième année et un étudiant en kinésithérapie commence son cursus dans les écoles de kinésithérapie dès l’obtention de la PACES.

Une sélection progressive des étudiants sur trois années, jusqu’à la licence, va donc profondément modifier l’organisation globale de toutes les études de santé.

L’organisation des universités est très complexe, et modifier un pan complet qui représente près de 60000 étudiants chaque année et qui implique près de huit filières différentes est une réforme de fond qui a peu de chance de pouvoir être mise en place en à peine 18 mois.

D’autre part, le gouvernement ne peut pas prendre le risque de faire sauter tous les verrous qui sélectionnent les futurs professionnels de santé car cela aurait une répercussion sur la qualité des soins en France. La sélection pour accéder à ces métiers sera donc toujours présente, même si ses modalités sont quelques peu différentes.

Il y aura toujours autant de candidats pour accéder à ces métiers, et les promotions seront donc toujours très importantes dans chaque université. La façon d’évaluer les étudiants, même si le terme concours est remplacé par le mot partiel, restera très certainement sous la forme de QCMs car c’est le seul type d’épreuves dont on peut automatiser la correction. Donc même si le programme et les méthodes de sélection de ces études sont remaniés, il restera plus de similitudes avec la PACES que cette annonce nous fait espérer.